Journal le Lavalois

Les Lavalois et la collecte des matières organiques

Les Lavalois et la collecte des matières organiques

Depuis le 15 mai dernier, la population de Sainte-Brigitte-de-Laval peut s’impliquer davantage dans la préservation de l’environnement en participant à la collecte des matières organiques. En plus de réduire les gaz à effet de serre, la contamination du sol et de l’eau, la destruction des milieux naturels et l’épuisement des ressources naturelles, cette pratique permet l’économie de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

En effet, la récolte des matières organiques permettra d’économiser annuellement jusqu’à 100 000 $ sur le prix d’élimination des déchets. Le compostage permet d’éviter d’encourir certaines pénalités financières tout en bénéficiant de redevances gouvernementales.

Qu’en est-il de l’acceptabilité sociale?

Pour répondre à cette question, la Ville de Sainte-Brigitte a tenté de faire le suivi de la collecte. Voici donc le rapport de M. Marc Olivier Labrie, inspecteur en environnement œuvrant au sein du Service de l’Aménagement du territoire.

Conformité des matières

Au total, plus de 700 bacs (sur 2 731) ont été inspectés sur le territoire de la Ville. Parmi ceux-ci, certains disposaient de matières non conformes telles que des fruits et légumes dans leur emballage, des couches, des sacs d’épicerie, des canettes de bière, des matériaux de construction, des tapis de caoutchouc et même un bidon d’essence.  Cependant, à la suite des mesures entreprises par la Ville, il ne semble pas y avoir eu de récidives jusqu’à présent.

Participation, niveau et type de résidus

Mise à part la conformité de la matière, d’autres observations ont été constatées : le taux de participation, le niveau de matières dans les bacs ainsi que le type de compost qui s’y retrouve. Selon des observations, approximativement 60 % de la matière contenue dans les bacs de compost se trouve à être des résidus de table et 40 % sont des résidus verts.

Secteur Sud

Parmi les 2 731 bacs distribués sur le territoire, 80 % d’entre eux se trouvent dans le secteur sud. Les efforts quant au suivi du compostage se sont donc orientés davantage dans le secteur urbain. Le graphique met en relief le taux de participation de chaque sous-secteur ainsi que le niveau de matières retrouvées dans les bacs.

Comparaison entre le Nord et le Sud

Généralement, dans le secteur sud, le taux de participation est de 50 % comparativement à celui du secteur nord qui est de 27 %. Cependant, la quantité de matière recueillie n’est pas forcément en corrélation avec le taux de participation. Selon les données de Sani-Terre Environnement, où sont dirigés nos matières organiques, avec 2 212 ménages, le secteur sud génère aux alentours de 2 000 kg de matières organiques chaque semaine. En revanche les 519 ménages du secteur nord en génèrent pratiquement autant.

Les commerces

Différents commerçants ont été interrogés afin de savoir comment s’est amorcé le compostage dans leur entreprise. Parmi les commerces ciblés, seulement cinq d’entre eux utilisent fréquemment leur bac. Certains ne sont pas intéressés à composter et d’autres ont démontré la volonté d’emboîter le pas vers le compostage.

En conclusion, les citoyens et commerçants de Sainte-Brigitte-de-Laval se dirigent généralement dans la bonne direction quant à cette nouvelle démarche environnementale, mais il reste tout de même du chemin à faire afin d’obtenir l’adhésion de tous.

Il importe donc de maintenir de bonnes habitudes de compostage pour ceux et celles qui s’y adonnent actuellement et de se laisser tenter par une telle pratique pour ceux qui ont une opinion divergente. Pensons à l’instauration du recyclage au tournant du 21e siècle : une pratique qui est devenue aujourd’hui bien ancrée dans les habitudes de tous.

Il est maintenant temps d’élargir la portée de nos actions collectives quant au « recyclage des matières organiques » afin de contribuer au bien-être des générations futures et en permettant, en date d’aujourd’hui, de réaliser d’importantes économies quant à la gestion des matières résiduelles dans Sainte-Brigitte-de-Laval, notre ville.

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