Journal le Lavalois

Pas d’excuse, pas de limite

Pas d’excuse, pas de limite

Maxime Landry

Pas d’excuse, pas de limite, c’est la devise de Maxime Landry, un jeune garçon très sympathique. Il a 14 ans et vit à Sainte-Brigitte-de-Laval depuis 12 ans. Il étudie à Samuel-de Champlain comme plusieurs jeunes de son âge et tout comme eux il a des projets plein la tête et beaucoup de rêves à réaliser.

Cependant, Maxime est né avec un spina bifida et bien qu’il se déplace en fauteuil roulant, c’est un jeune homme très actif qui a des objectifs bien précis à réaliser. Maxime veut un rythme et un style de vie normaux, tant en famille que dans la société. Il veut accomplir quelque chose dont il sera fier. Il a des bras et il a décidé de s’en servir. Il se lance donc dans le sport.

Ceinture mauve en karaté

 

Tout jeune, il commence à s’intéresser au karaté qu’il pratique de 6 à 12 ans. Le style Shotokan lui plaît particulièrement. Son professeur Sensei Dany Martel du dojo Fudoshin à Québec lui présente plusieurs défis qu’il relève avec enthousiasme. Il réussit à obtenir la ceinture mauve, un exploit dont il est très fier. Hélas, son cours en karaté adapté est annulé, faute d’inscriptions. 

L’athlétisme

 

Il décide alors de concentrer tous ses efforts dans une nouvelle activité, l’athlétisme. Il veut retrouver un rythme et un style de vie normaux, tant en famille que dans la société. De la force, Maxime, n’en a pas que dans les bras, il en a aussi entre les deux oreilles.

Il s’inscrit donc au PEPS de l’université Laval et y pratiquera plusieurs disciplines : la course, le lancer du disque, du poids et du javelot. Il s’entraîne avec  Mme Nathalie Séguin, spécialiste en lancer, depuis plus de 4 ans. Il y consacre de nombreuses heures, même pendant les vacances. 

Ses efforts sont récompensés. Il a été sélectionné pour les championnats du Québec à Sherbrooke où il a remporté une médaille d’or en lancer du poids et une médaille d’argent en lancer du disque. 

Cette médaille d’or lui a permis de se classer pour représenter le Québec aux Jeux du Canada à Winnipeg en para-athlétisme. Une performance hors de l’ordinaire car c’est très rare de voir un athlète aussi jeune dans une telle compétition. 

Cette passion pour le sport lui a sans doute  été  transmise par sa mère Sylvie Lyonnais, détentrice d’une ceinture brune en karaté. « C’est une grande chance de sentir que ma famille est derrière moi. »

Son grand rêve

 

« Mon plus grand désir serait de me rendre aux jeux olympiques. Je sais que c’est loin, mais les rêves ne sont jamais trop beaux » dit-il avec un grand sourire. 

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