Journal le Lavalois

Cet automne, on travaille ou on paresse ?

Cet automne, on travaille ou on paresse ?

C’est la saison des décisions pour le jardinier amateur. Doit-il accomplir toute la corvée traditionnelle de ses ancêtres ou suivre la méthode paresseuse pour préparer son jardin pour l’hiver? J’ai entendu dire que moins on bûche à l’automne, moins on aura à travailler au printemps et plus l’aménagement sera beau l’été suivant.

Jardinier forcené contre jardinier paresseux

Le jardinier forcené est convaincu que les plantes de son terrain dépendent entièrement de lui pour leur survie. Il doit donc les tailler, les fertiliser et les protéger contre le froid. Il préfère les engrais synthétiques et les pesticides chimiques.

De plus, il sait d’instinct que la propreté est bonne pour les plantes, il s’acharne à bichonner tout ce qui pousse. Il produit des quantités prodigieuses de sacs de « déchets verts » qui vont généralement à l’incinérateur.

Le jardinier paresseux quant à lui aménage son terrain avec des plantes bien adaptées à ses conditions et qui n’ont pas besoin de traitements de faveur. Si une plante va mal, plutôt que de traiter, il l’enlève pour en planter une autre mieux équipée pour réussir.

Il calcule que Dame Nature fournit le gros des minéraux nécessaires pour la croissance de ses plantes sous forme de feuilles tombées au sol, c’est pourquoi il les utilise comme paillis ou comme compost et surtout ne les jette pas.

Il taille peu, fertilise rarement et ne protège pas ses plantes contre le froid, car il ne cultive que des variétés bien adaptées à nos hivers.

Les travaux d’automne du jardinier forcené

  • Arracher annuelles et légumes. Les mettre au compost ou à la poubelle.
  • Couper les feuilles des vivaces : hostas, hémérocalles, etc. Les mettre au compost ou à la poubelle.
  • Ramasser les feuilles partout sur son terrain et les ensacher ensuite pour les mettre au bord de la rue pour l’incinération.
  • Tailler les arbustes à floraison tardive (hydrangées, heptacodiums et autres), car la présence de fleurs jusqu’en novembre est dérangeante.
  • Appliquer un engrais d’automne à son gazon pour qu’il pousse plus vite au printemps prochain.
  • Emballer tous les conifères dans du jute ou du géotextile et entourer tous les arbustes de fil de jardinage orange ou de clôture à neige rouge, même s’ils sont rustiques.
  • Tailler les rosiers et les recouvrir d’un cône à rosier, même ceux qui n’ont pas besoin de taille ou de protection.
  • Coucher les clématites et les rosiers grimpants au sol, même ceux qui sont parfaitement rustiques.
  • Recouvrir le gazon de géotextile pour empêcher l’accumulation de saletés, car il ne sait pas que le gazon peut parfaitement les absorber.
  • Rentrer le boyau d’arrosage pour l’hiver pour ne pas qu’il éclate quand l’eau qu’il contient gèlera.
  • Nettoyer les gouttières.

Les travaux d’automne du jardinier paresseux

  • Ramasser les feuilles mortes accumulées sur les sentiers et la pelouse, puis les déchiqueter avant de les lancer dans la plate-bande ou le potager où elles serviront de paillis. En ajouter au compost aussi.
  • Mettre de côté plusieurs sacs de feuilles déchiquetées pour utilisation dans le compost l’été prochain.
  • Rentrer le boyau d’arrosage pour l’hiver pour ne pas qu’il éclate quand l’eau qu’il contient gèlera
  • Nettoyer les gouttières.

Dans quelle catégorie de jardinier, vous trouvez-vous, forcené ou paresseux ?

Source: Larry Hodgson

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