Journal le Lavalois

Passion baseball

Passion baseball

Sept jeunes lavalois, âgés de 12 à 16 ans, cinq garçons et deux filles, partagent une même passion, le baseball. Ils ont beaucoup de choses en commun. En effet, ils sont des produits du baseball mineur de Sainte-Brigitte-de-Laval, ils font partie du programme Sport-études, s’entraînent et jouent au baseball 11 mois par année, octobre étant le seul mois où ils n’ont même pas le droit de lancer une balle. Finalement, ils peuvent compter sur l’implication indéfectible de leurs parents.

Les frères Patry

Maximus, Boris et Robinson Patry ont évolué respectivement aux niveaux Bantam AA, Pee-wee AA et Pee-Wee A.

Le grand frère, Maximus, qui lance et joue au 3e but, s’est aligné avec les Warriors de la Capitale, une équipe qui regroupe de solides joueurs Bantam de Québec. Il a participé aux Jeux du Québec qui ont eu lieu cet été à Thetford Mines et à la Classique Claude Raymond qui réunit les 90 meilleurs joueurs de 15 ans et moins du Québec. Il a remporté avec les Warriors le tournoi de Aylmer et vise un poste dans la catégorie midget AAA en 2019.

Le plus volubile de la famille, Boris, lanceur et voltigeur de centre, s’est aussi aligné avec les Warriors de la Capitale au niveau Pee-wee. Son équipe, qui a connu une très bonne saison, s’est inclinée en finale de la Ligue. Il a aussi fait partie de l’équipe de la région de Québec qui a remporté le Championnat provincial Pee-wee et terminé 3e au Championnat canadien.

Robinson, le cadet de la famille, a remporté avec son équipe des BlueSox Pee-wee A de Sainte-Brigitte-de-Laval le tournoi de Nicolet. C’est le plus petit de la famille et le plus kamikaze aussi puisqu’il s’est fracturé un bras en tentant d’effectuer un attrapé spectaculaire.

Le talent des frères Patry ne se limite pas seulement au baseball puisqu’ils font aussi partie des 10 jeunes qui ont reçu du club de golf Alpin un abonnement gratuit pour la saison 2019.

Les soeurs Labelle

  

Marianne et Justine Labelle jouent depuis longtemps avec les garçons puisqu’il n’y a pas suffisamment de filles pour constituer des ligues de baseball entièrement féminines. Elles font toutefois partie des équipes régionales féminines qui regroupent les meilleures joueuses. 

Contrairement aux garçons, les débouchés pour les filles sont plus restreints. Elles doivent en effet se classer parmi l’élite pour faire partie d’équipe Québec, ce qui leur donne la chance de participer au championnat canadien. Comme le souligne leur mère, Mélanie Couture, « elles travaillent très fort pour y arriver ».

Polyvalente, Marianne occupe les positions de lanceur, 2e but et voltigeur. Elle a remporté le tournoi de La Pocatière avec l’équipe des Condors de Charlesbourg et a obtenu une médaille de bronze au Championnat provincial avec l’équipe féminine de la région de Québec.

Sa sœur Justine agit comme receveur et 2e but, a aussi fait partie de l’équipe féminine Pee-wee de la région de Québec.  Elle s’est mérité la médaille d’argent au Championnat provincial de Laval.

Les BlueSox Pee-wee de Sainte-Brigitte-de-Laval ont gagné le tournoi qui s’est tenu à Nicolet cet été et Justine faisait partie de l’équipe.

Les deux sœurs ont aussi participé à la Classique de Drummondville qui réunit les 30 meilleures joueuses de la province dans chacune des catégories.

D’avril à septembre, les garçons et les filles pratiquent et jouent au baseball, et ce, pratiquement tous les jours de la semaine. Ils évoluent, non seulement dans la région de Québec, mais dans plusieurs autres régions. « Il faut beaucoup de logistique et d’entraide de la part des autres parents dont les enfants jouent aussi au baseball » indique Karelle Bergeron, la mère de Maximus, Boris et Robinson.

Renaud, le père considère que le programme sport-études fournit un encadrement de premier plan à ses fils en leur permettant de concilier leur passion pour le sport et l’importance des études. Il faut aussi souligner l’implication de la mère de Marianne et Justine, Mme Mélanie Couture, qui était assistante entraîneure pour l’équipe féminine du Québec lors du championnat canadien qui a eu lieu à Halifax.

Louis-Philippe Thomassin

Bien qu’étant admissible pour évoluer au niveau Bantam, Louis-Philippe Thomassin a accédé en 2018 au midget AAA, division 1, soit le niveau le plus élevé de cette catégorie. Il a occupé le poste de receveur pour les Cannoniers de Lévis.

Les joueurs midget AAA effectuent de nombreux déplacements durant la saison puisque l’on retrouve des équipes dans les régions de Montréal, Montérégie, Saguenay, Bas-Saint-Laurent, Montérégie, Estrie, etc. Chaque semaine, Louis-Philippe prenait l’autobus avec ses coéquipiers pour disputer des programmes doubles. Debout à 6 heures le matin, il revenait parfois très tard en soirée.

Il se dit très satisfait de cette première année au niveau midget AAA particulièrement de son jeu en défensive. Il reconnaît qu’il a dû apporter des ajustements au niveau offensif puisque les frappeurs doivent utiliser le bâton en bois, plutôt qu’en aluminium.

Son père Éric, son fan numéro un, évalue que son fils a disputé entre 100 et 120 matches de baseball en 2018. En plus des parties avec l’équipe des Cannoniers, des camps d’entrainement et des tournois, il a participé aux Jeux du Québec et au Championnat canadien dans la catégorie Bantam. Il a même affronté ses instructeurs au programme Sport-études lorsqu’il a été appelé à remplacer le receveur de l’Académie de baseball qui disputait un match contre les Diamants de Québec de la ligue junior élite.

Beaucoup de baseball pour le jeune homme de 15 ans qui doit s’absenter régulièrement de l’école pour jouer autant de parties. Le programme Sport-études obligeant les étudiants à la réussite scolaire, il faut donc beaucoup de discipline et de détermination pour concilier la pratique d’un sport et les études et Louis-Philippe y parvient au prix d’efforts soutenus. 

Selon sa mère, Stéphanie, c’est précisément sa détermination qui fait en sorte que son fils atteigne ses objectifs. Soucieux de son alimentation, il est dans une forme physique remarquable. Il s’est d’ailleurs classé premier pour les tests cardios au programme Sport-études de l’école La Seigneurie.

Louis-Philippe a beaucoup d’ambition. Il vise à faire partie en 2019 de l’Académie de baseball qui réunit les 18 meilleurs joueurs au Québec et qui dispute plusieurs tournois aux Etats-Unis. Faire partie de l’élite, c’est son objectif et force est de constater qu’il a très bien réussi jusqu’à maintenant. 

Zachary Frenette

Un autre jeune homme de Sainte-Brigitte-de-Laval évolue aussi au niveau midget AAA, division 2. Il s’agit de Zachary Frenette, joueur de 2e but des Riverains de Rivière-du-Loup.

Zachary, qui vient de fêter ses 16 ans, voulait jouer au niveau midget AAA. Ses services n’ayant pas été retenus par l’équipe de Québec, il s’est présenté au camp d’entraînement des Riverains et décroché un poste. Il se dit très satisfait de sa saison 2018. Son jeu en défensive a été solide, mais il s’est surtout illustré en offensive en maintenant une moyenne de 333.

Dans son bilan de la saison 2018, l’entraîneur en chef des Riverains, M. Vincent Michaud, indique que « Au camp d’entraînement, nous avons eu la chance de faire l’acquisition d’un joueur de la région de Québec, Zachary Frenette. Sa constance et son opportunisme ont fait en sorte qu’il est devenu un joueur indispensable pour notre équipe ».

Sa mère, Nathalie, sa plus grande admiratrice, a largement contribué au succès de son fils puisqu’elle a assuré les déplacements dans différentes régions (Bas-St-Laurent, Montréal, Gatineau, etc.). Il nourrit les mêmes ambitions que tous les jeunes joueurs et joueuses que j’ai rencontrés, soit se rendre le plus loin possible.

Le budget loisir est très élevé pour les parents de tout jeune qui pratique un sport. Aux coûts élevés de l’équipement, souliers à crampons, gants, bâtons, il faut ajouter ceux liés au programme Sport-études et aux frais de déplacement et de séjour dans d’autres villes.

Il faut donc en conclure que la passion des jeunes est entièrement partagée par les parents qui ont toujours très hâte que la saison se termine et qui, une semaine plus tard, ont hâte qu’elle recommence.

Publicités