Journal le Lavalois

Un gaspillage alimentaire effarant et mondial

Un gaspillage alimentaire effarant et mondial

De la fourche à la fourchette...

 

Si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros producteur de Gaz à Effet de Serre, après la Chine et les États-Unis.

Savez-vous que :

  • 1/3 de la nourriture mondiale est perdue ou jetée, soit environ 1,3 milliard de tonnes par an ?
  • La nourriture produite mais non consommée occupe inutilement près de 1,4 milliard d’hectares de terres, ce qui correspond à la superficie du Canada et de l’Inde réunis ?
  • La production de toute cette nourriture perdue ou jetée requiert environ 1/4 de toute l’eau utilisée en agriculture chaque année ?
  • L’enfouissement ou l’incinération de ces aliments génère des émissions de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques ?

Une étude réalisée pour le Conseil national zéro déchet a pu évaluer qu’au Canada, un ménage moyen gaspille 140 kg de nourriture/année, soit une perte annuelle de 1 100 $ ?

Cela représente 63 % des résidus alimentaires jetés à la poubelle ou au compostage par les citoyens, à partir de leurs maisons, et qui auraient pu être consommés.

Lois sur le gaspillage alimentaire

Au Canada : le 5 octobre 2016, le gouvernement canadien a rejeté un projet de loi sur le gaspillage alimentaire. Ce projet de loi avait deux volets :    

  1. Désigner le 16 octobre comme « Journée nationale de sensibilisation au gaspillage alimentaire » ;
  2. Prévoir l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale visant à réduire le gaspillage alimentaire au Canada.


Deux ans et demi déjà que le gouvernement a voté contre ce projet de loi avec la promesse d’une politique alimentaire nationale qui tiendrait compte du gaspillage alimentaire et cette politique n’est toujours pas au rendez-vous. Est-ce que le prochain gouvernement va vraiment l’appliquer ?

En France : depuis six ans, un Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire a été adopté avec des objectifs chiffrés et des mesures concrètes qui sont appliquées depuis. Elle a même adopté une loi sur le gaspillage alimentaire en février 2016 !

Le Parlement européen : en mai 2017, a adopté une résolution sur le gaspillage alimentaire qui « appelle les États membres à prendre les mesures nécessaires pour atteindre un objectif de réduction des déchets alimentaires de l’Union de 30 % d’ici à 2025 et de 50 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de référence de 2014 ».

En Allemagne : On oblige dès 1991 ses habitants à trier eux-mêmes leurs déchets, selon des critères précis. Aujourd’hui, on trouve quatre poubelles dans les gares et dans toutes les cours d’immeuble, on compte pas moins de sept poubelles. Et vous pouvez même recevoir une amende ou des représailles si vous ne vous y mettez pas.

Au Japon : La ville de Kamikatsu, située au sud du Japon s’est lancée en 2003 dans une politique de zéro déchet. Pour que tout soit recyclé, il existe 34 poubelles de tri sélectif. Cette commune de 1 700 habitants composte, recycle ou réutilise 80 % de ses déchets et compte bien arriver à 100 % en 2020. Une première mondiale ! Les habitants se rendent directement dans le centre de tri situé en plein milieu de la commune pour y déposer, au bon endroit, leurs déchets. Exemple : une bouteille d’eau demande trois tris : la bouteille, le bouchon et l’étiquette. Afin d’éviter toute erreur dans cette multitude de conteneurs, un employé supervise les tris.

Et, dire que beaucoup de personnes ont du mal à répartir convenablement leurs déchets dans deux ou trois bacs.

San Francisco, États-Unis : le voyage vers une ville sans déchets a commencé avec l’instauration d’une loi de l’État en 1989, demandant la réduction de 25 % de la quantité de déchets jusqu’en 1995 et de 50 % jusqu’en 2000. Enfin, en 2002, la ville s’est fixée comme objectif ambitieux d’atteindre zéro déchet d’ici à 2020. Depuis lors, la législation a mis la pression sur la ville, les résidents et les entrepreneurs pour augmenter la part de déchets recyclés.

Enjeu prioritaire gouvernemental

Avec toutes les alertes lancées dernièrement concernant la crise climatique à venir, la réduction du gaspillage alimentaire devrait faire partie des enjeux prioritaires de tous les gouvernements.

Le secteur alimentaire commandant une forte production de GES devient un gros facteur dans le désastre environnemental auquel chacun de nous participe réellement.

Participation active de tous les citoyens

En diminuant le plus possible notre gaspillage alimentaire, chacun de nous aidera à en atténuer les effets négatifs :

  • diminution de la superficie des sites d’enfouissement;
  • diminution des gaz à effet de serre;
  • diminution de la quantité d’eau requise pour la production alimentaire;
  • économie d’argent pour chaque famille


Si chacun de nous faisait un effort en faisant attention au gaspillage. en participant plus minutieusement au recyclage et à la récupération. Si tous les Terriens se rassemblaient pour atteindre un même but : sauver notre TERRE.

Références: 

www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/gaspillage-alimentaire
tuvaspasjeterca.com/2018/10/19/saviez-vous-que-le-gouvernement-canadien-a-rejete-un-projet-de-loi-sur-le-gaspillage-alimentaire-en-2016/
www.18h39.fr/articles/au-japon-34-poubelles-pour-recycler-ses-dechets.html
villesdurables.ifdd.francophonie.org/index.php/SAN_FRANCISCO_:_une_ville_sans_d%C3%A9chets_en_2020%3F

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