Journal le Lavalois

Les Irlandais à Sainte-Brigitte-de-Laval

Les Irlandais à Sainte-Brigitte-de-Laval

L’histoire de la famille Keough

Nous avons constaté que plusieurs familles irlandaises provenaient de la région de Kilcommon, dans le comté de Tipperay. Parmi ces familles, les Keough sont dans les premiers à s’établir ici. Il ressort que trois frères et une sœur Keough sont arrivés à Québec vers 1832, enfants de John Keough et Catherine Blake. La première présence confirmée est la naissance de Mary Dawson, fille de Sarah Keough et William Dawson, baptisée à Beauport le 8 mai 1833. Il faut préciser avant d’aller plus loin que le nom Keough prête parfois à confusion, pouvant s’écrire McKeough, Hough, Howe et Kehoe…j’ai même trouvé la forme « Qehoe ».

John Keough

John Keough, né vers 1806, se marie en Irlande avec Margaret Dawson (3e degré de consanguinité ce qui confirme la proximité des deux familles) en décembre 1827. On retrouve John au recensement de 1852 à Sainte-Brigitte, avec sept enfants. Il avait alors une terre de 100 arpents dont seulement 17 étaient en culture. On apprend qu’il avait récolté 50 minots d’avoine sur neuf arpents et 300 minots de patates sur trois arpents. Il avait amassé 800 bottes de foin, pour ses trois vaches laitières et une génisse, sans compter un cheval et un cochon. Ce bétail lui a permis de produire 100 lbs de beurre et 200 quintaux de lard.

Son fils aîné William, né en 1831 en Irlande, épouse Mary Barden en 1856 à Québec, mais se noie le 30 juillet 1858, à 27 ans et sans descendance. Deux enfants seraient nés en Irlande et la 3e est Margaret Keough, née le 22 décembre 1835 à Sainte-Brigitte, qui épouse Bernard McKinley le 24 juin 1862, à Saint-Patrick, Québec, mais ils demeurent à Sainte-Brigitte. Des McKinley se retrouvent plus tard dans la région de Québec, James ayant marié Sara Asselin, ils ont une nombreuse descendance notamment à Saint-Grégoire de Montmorency. Mary McKinley épouse Alfred Clavet de Sainte-Brigitte en 1898.
 
Si on retrouve encore des Keough dans la région, c’est grâce à la descendance de Martin Keough, né en 1840 à Sainte-Brigitte, qui a épousé Bridget Nicholson en 1870, avec trois garçons, donc certains des descendants porteront le nom de Howe, comme Martin Roland, né en 1920 à Lauzon, ou Telesphore Vincent Howe, qui a épousé Olivette Latouche en 1944 à Beauport.

L’autre enfant de John Keough qui est demeuré à Sainte-Brigitte est Bridget Howe, qui a épousé Telesphore Chevalier, de Québec, mais qui ont par la suite demeuré à Sainte-Brigitte.

Matthew Keough

Matthew Keough est né vers 1809 et épouse Mary Dawson le 17 février 1835 à Sainte-Brigitte. Ils ont neuf enfants nés à Sainte-Brigitte.

Deux s’établiront au Dakota du Nord (John et Mary Ann) et seront les premiers colons de la région de Ellendale. Deux autres iront au Minnesota tandis que Sarah émigre dans la région de Sarnia. Un seul enfant demeurera à Sainte-Brigitte, soit le dernier, Thomas Peter, qui épouse la fille d’une autre famille du Tipperary, Mary Ann Ryan. C’est sans doute lui qui avait la responsabilité de s’occuper des parents. Pour les deux autres enfants, je n’ai pas trouvé de trace d’eux après leur naissance.

Ainsi Thomas Peter a une nombreuse descendance qui est demeurée dans la région.  

Voici ses descendants :

  1. Mary Ann (1883-1974) a épousé Louis Lamonde, et vont demeurer à Sillery.
  2. Catherine (1884-) a épousé Emeri Maheu et ont habité Québec.
  3. Sarah (1886-1978) a épousé un autre Keough, de l’Ontario. Ils ont des descendants habitant encore la région sous ce nom. Matthew William (1888-1963) demeure célibataire et vivait au moulin Vallière.
  4. Joseph Timothy (1890-1939) va aussi demeurer à Sainte-Brigitte, sans se marier.
  5. Francis Michael Frank (1891-1964) épouse Florence Dawson. Il participe à la Première guerre mondiale et demeure à Sainte-Brigitte jusqu’à son décès. Quelques ancêtres portent toujours son patronyme.
  6. Annie (1892-1970) épouse Daniel Ross et va s’établir à Ottawa.
  7. Thomas Peter (1894-1964) sera célibataire et  demeure à Sainte-Brigitte jusqu’à son décès.
  8. Margaret Julia (1897-1975) émigre à Ottawa avec sa sœur.
  9. John James (1899-1972), comme ses frères, demeure à Sainte-Brigitte sans se marier.
  10. Alyne (1904-1992), épouse Alphonse Romeo Giroux, dont plusieurs descendants sont toujours à Sainte-Brigitte, notamment sa petite-fille, Maureen Giroux.

 

Monuments funéraires actuellement dans le cimetière de Sainte-Brigitte (Photos : Gary O’Brien)

Cette génération est disparue il n’y a pas si longtemps, peut-être certains et certaines se rappellent d’eux. Ils ont sans doute connu leurs grand-parents nés en Irlande. Quels souvenirs en avaient-ils conservés? Que reste-t-il de leur culture ?

Autres enfants Keough

Pour ce qui est deux autres enfants Keough, il y a Patrick, qui se fera connaître davantage sous le nom de McKeough. Il épouse Essy Donahue, en avril 1844 à Beauport. Il était meunier à Beauport, mais est inhumé à Sainte-Brigitte en 1884. Étrangement, je n’ai rien trouvé sur sa descendance de sept enfants, sauf l’aînée qui est décédée en 1905 sans se marier.

La dernière des Keough est Sarah ou Sally, et elle épouse William Dawson, cousin des deux sœurs Dawson qui ont marié les frères Keough. Ils sont présents dès avril 1833 car une fille Mary est baptisée à Beauport. Les enfants de ce couple ne restent pas dans la région. Deux des filles se trouvent un certain temps avec un mari travaillant dans la mine de Capelton, près de Sherbrooke.

Plus de détails sur le site :
garyjobrien.wixsite.com/mysite.

Recherche faite par M. Gary O’Brien. Vous pouvez le joindre par son courriel :  garyjobrien@gmail.com
Il se fera un plaisir de vous répondre.

Courriel : societehistoiresbdl@gmail.com
Facebook : Société d’histoire de Sainte-Brigitte-de-Laval

Allen Dawson, président   418 825-3200

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